le vilain petit canard

15 octobre 2010

Je suis tombée dans la soupe

Vous connaissez Encoredelasoupe ! ?

hé oui! moi, j'ai eu cette chance, grâce à ma sœur Mockette (la petite Mock) comme l'appelait papa
Nous sommes arrivées vers 11h, nous avions apporté un véritable pâté lorrain, fait par les petites mains de la Mock (moi, foutais rien, j'étais en vacances sponsorisées)
Hé bien, Soupe à traité notre pâté de TOURTE !

ça commençais bien  !

Heureusement, au repas, elle a compris sa méprise !
C'est une institution chez nous, c'est la recette du boucher de Mirecourt (88), nonmého  !

puis nous avons filé vers les sables d'Olone, Soupe était privée de la mer depuis longtemps,  et nous, on voulais voir la mer, la vraie !

On l'a voulu, on l'a eue !
Non je n'ai pas voulu noyer Soupe, on a été victimes toutes les 3 de la 7° vague de la marée montante !
On les comptaient pourtant, mais un escalier arrivé là d'une façon impromptue nous à empêchées de l'esquiver, cette 7° vague !

Nous avons donc été mouillées jusqu'à mi mollet, en début d'après midi, et tout ou presque à séché sur la bête 

Hein que je vous fais languir ?

Bon allez, je vous mets les photos, celles de Soupe seront en clair jusqu'à lundi, selon son vœux, puis barbouillées ensuite.

Là, c'est un bateau aux Sables d'Olone, pour prouver que je ne raconte pas de cracs
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Nous
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oui, Mock et moi somment des naines

Fin de la première journée
Soupe veux absolument que je mette ces photos, parce que je dors avec mon doudou
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oui, il y a de la place pour être à l'horizontale !
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maintenant, le lendemain après midi, sous la houlette de l'artiste, atelier bidouille ! :fou:  :fou:  :enfspont:

Ou comment faire des miracles avec rien
Vous avez la matière première au premier plan
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On utilise de la cire à l'eau et une toute petite goute de peinture acrylique, et on peinture, en chassant vers les bords, et encore et encore !
Mock voulait apprendre à tisser des cœur ... suédois je crois ?
Elle avait essayé sans succès

Démonstration
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voilà, c'est fait
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C'était pourtant simple ! 
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Et maintenant, on travaille la matière, cire et peinture, encore et encore pour lui donner l'aspect du cuir
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Vous voulez un porte monnaie ?
vous prenez une brique de soupe, et vous coupez le fond, vous pliez ......
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pendant qu'elle nous expliquait, elle continuait à peinturer un truc qu'elle avait commencé le matin de notre arrivée
Un cœur comme expliqué plus haut, avec du carton
puis elle rajoute
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de la laine, des perles et boutons fabriqués maison, avec du carton, de la pâte à papier (journal, farine et eau, comme ma grand mère)

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Un porte bidouille pour Pimprenelle
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Vous voulez des boutons ?
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Visite de l'antre des merveilles
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On ne sais plus ou porter ses yeux ! trop beau ! :heart:
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Dommage, les photos ne montrent pas les mots qui sont écrits sur les prospectus qui servent de thème aux tableaux

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du tressage, une merveille !
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le studio  plein comme un œuf

des embrases

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les merveilleux meubles à secrets, vous en avez déjà vus sur le forum
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Ne vous y trompez pas, c'est du carton, mais comme elle le travaille, il est solide comme du bois !
Travail en cours, là, on vois le carton
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Clin d'œil du Héros, un mini love !
C'est lui qui découpe
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Pauvre Héros, il est en train de découper une girafe et un éléphant, il travaille sous la houlette de sa Soupe, mais il rêve de faire un "petit" chat, de 1m65

On continue le tour
colliers de perles

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le meuble n'est autre que des tourets de câbles éléctriques rapportés par le héros électricien, et empilés pas ses soins

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CD décorés à la pâte à papier
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assiette en pâte à papier moulée sur une assiette et décorée sobrement
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il y en a encore, dans les sanitaires du studio (les murs sont peints en jaune, d'où la couleur des photos)
Ce sont des tableaux qui vont partir en expo, comme la plupart des autres
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les miroirs sont posés par le Héros
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pas pu zapper le PQ 
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Comme je suis une Fan, j'ai déjà une petite collection perso, qui s'est agrandie par ce cadeau fait pour moi l'an dernier, et intitulé "j'ai les clés de ma cage (07/2009)
Cela va tu plus petit au plus grand
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encore et encore
Le cœur "spécial" en direct terminé
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pile et face
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rapporté chez Mock, je me demande pourquoi on aime toute les 2 les triptyques
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jolie collection
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Ceux là sont chez moi depuis l'an dernier
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Merveilleux voyage au pays de la récup', rien ne se perd, tout se crée !

Merci ! Viviane pour cette leçon de patience et toutes ces merveilles nées de tes mains et de ton coeur.

 

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11 septembre 2010

Le Divorce

Oui, divorce !

C'est ce que dit le médecin
Divorce d'avec la maladie de l'Hom[
Maladie que j'ai prise en charge il y a 40 ans, sans aide de personne, ni morale, ni physique, sans conseils autre que ce qu'il me disait (imposait)

40 ans que j'angoisse de ne pas être à la hauteur, de ne pas entendre si la nuit se passe mal
40 ans que j'angoisse qu'il ne se réveille pas.
40 ans que je ne dors presque plus, sauf avec des médicaments, ou quand il est lui même hospitalisé
40 ans que j'encaisse les engueulades dues à l'hypoglycémie
40 ans qu'il refuse les soins et me crache les sucres salvateurs à la figure
40 ans que j'appelle les pompiers en pleine nuit, à intervalles irréguliers, mais trop souvent
40 ans que je suis sa femme son infirmière, et la mère de mes enfants
40 ans ou j'ai été pour eux à la fois leur mère et leur père, avec psychothérapie familiale pour apprendre à donner une image du père absent
40 ans que je me bat contre sa jalousie envers ses enfants (qu'il adore) mais qui lui prenne sa mère
40 ans que j'ai dans les pattes un môme effronté de 5 ans, ou un sale gosse mal élevé de 12 ans (ce sont les 2 périodes clés de sa maladie)
40 ans que je lutte contre son déni de l'hypoglycémie, sans jamais réussir à rien !

Et maintenant, suite à 2 hospitalisations (6 et 5 semaines) entre coupées d'une longue et douloureuse traversée du désert, j'ai compris que sa maladie n'était pas mon problème.
Qu'il ne FALLAIT PLUS que ce soit MON problème, mais celui des professionnels de santé.
Sinon, c'est ma vie que je perd.

Soit, j'ai formé une équipe de 4 infirmier(e)s à la manipulation de la pompe, remplissage d'un réservoir d'insuline, pose d'un capteur, d'un transmetteur, maintenance du matériel etc.
ils passent matin et soir pour vérifier son état de santé.

Il faut dire que nous avons déjà eu à faire face à l'infarctus (2), embolie pulmonaire, en plus des comas fréquents.
Il a été mourant par 3 fois en 2003 suite à une intervention qui a mal tourné.

MAINTENANT   JE NE SUIS PLUS SON INFIRMIÈRE 

Depuis 20 ans notre lit est l'hôtel du cul tourné, parce que selon sa conception du couple, la tendresse DOIT se conclure par un acte sexuel dont il n'est plus capable.

J'entends la pompe sonner, mais je ne DOIS rien faire.

Je suis QUI moi, maintenant ?
Je sers à quoi ?

Jamais de ma vie je ne me suis ennuyée ... et là, je m'ennuie !
Ma broderie est à portée main, mais je n'ai pas le courage de la prendre
Pas le courage de coudre les nouvelles housse des fauteuil (ils sont en velours, je dois les protéger car il saigne facilement (plavix) et j'en ai marre des taches de sang partout)

JE NE SERS PLUS A RIEN !

J'ai peur de retomber dans la déprime, je suis fragile et trop fatiguée pour des activités
Je n'ai jamais appris à ne RIEN FAIRE

Ce n'est pas que je culpabilise, je suis devant un livre ouvert, sur lequel il n'y a rien d'écrit
C'est à moi d'écrire ma vie mais je ne sais pas faire !

Toute ma vie, j'ai subit, j'ai rué dans les brancard, certes, mais j'ai toujours paré au plus pressé, repris des études à 40 ans pour parer à une défaillance de l'Hom et reprendre une activité professionnelle plus stable.

Toute ma vie à été vécue en fonction de 2 mecs qui m'ont brisée psychologiquement
J'ai eu de bons moments, je ne les renie pas, au contraire, mais toujours sur mes gardes, toujours à craindre les dangers.

Le médecin me dit : il y a eu la période avec l'Hom, il faut maintenant vous préparer à la période après l'Hom, ce qui passe par le divorce de la maladie
pour apprendre à vivre seule

comment on fait ????????

Je suis là, et je ne sais plus, je ne sais pas.
Je me suis toujours battue contre quelque chose
Et là, plus rien.

Je suis compatissante envers celles dont je connais les souffrances et les batailles, mais elles savent contre quoi elles se battent.

Moi, je ne DOIS PLUS me battre

Alors, ma vie, c'est quoi ?

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22 novembre 2009

Mon Blog

Un peu en panne ............

Comme moi !

Je suis en ce moment retombée dans un désert affectif ou je m'englue.
Je fréquente souvent ce désert, mais cela m'interdit toute créativité de quelle sorte que ce soit !

J'y ai mis le SAL MTSA parce qu'il fallait qu'il y soit, ce qui l'a fait vivre un peu, avec un rayon de soleil.

Je voudrais qu'il évolue vers ces exercices là.
Mais je n'ai pas terminé ma quête ........

je suis encore et toujours dans ce désert affectif !
J'arrive dans mon récit à un passage particulièrement difficile, difficile à vivre, sans aide ou presque et sans soutien.

Et malgré tout ce travail, encore dans la crainte .....

il n'y a pas longtemps, ma psy sort une règle plate de son tiroir pour mesurer quelque chose, et moi, je crois voir la règle de bois, et je ressent la douleur des coups ........ de la main jusqu'au coude
Il y a pourtant 55 ans, et tant d'années de travail.....
Elle essaie de me faire comprendre que je ne risque plus rien, que personne ne peux plus me faire de mal, mais ce n'est pas facile.

J'ai commencé ce blog comme un exutoire.

Écrire pour, non seulement se souvenir, mais aussi et surtout pour mettre des MOTS sur les MAUX.
Petit problème, je me suis rendue compte en fréquentant le net, que certains jugent, critiquent, et que je risque de choquer !

Mais tant pis !

J'écris pour avancer.
je fais mon chemin avec des mots, ils peuvent être crus, mais surtout, aller à l'encontre des idées reçues.

j'ai la chance de fréquenter sur le net des filles qui ne jugent pas.
Qui même m'ont aidée dans cette galère judéo-chrétienne qu'est le "pardon"
long cheminement vers ce "lâcher prise" parsemé de larmes, de fureur, et leur soutient indéfectible.

Transformé en "pars donc" pour une meilleure compréhension de cette symbolique.

Je ne voulais pas TE pardonner le mal que tu m'a fais !
Je ne voulais pas que tout soit effacé, comme on clique sur l'icône de "vider la corbeille" !

Non, je ne méritais pas cela !
Tu ne méritais pas ce pardon là !

Et jour après jour,
Nuit après nuit,
tu ne m'a pas lâchée,
au dessus de mon épaule, tu surveillais ce cheminement,

Mon, ton, avenir étaient lié à ces réflexions entre "amies du net" à qui je dois beaucoup.

Mais comment voulais tu que je te pardonne,
Avec les derniers mots que tu m'a laissés
En guise de testament !

"n'oublies pas, n'oublies pas que tu es menteuse et foncièrement méchante"

Comment veux tu que je vive avec ce jugement ?
Et tu est parti vers l'au delà en me laissant en plan avec cette opinion de moi.
Je sais par maman que tu n'a jamais changé d'avis.
Je sais que tu L'a toujours soutenue, ELLE, quoi qu'elle face, quoi qu' ELLE dise. en vers et contre MOI.

Alors, oui, quand tu es mort, et que mes sœurs m'ont demandé si j'allais mieux, j'ai répondu OUI
JE SAIS QUE JE NE RISQUE PLUS RIEN!

Mais le souvenir à continué à me poursuivre, et toi avec, constamment à mes cotés, en point d'interrogation.
Je sentais que tu me poussais l'épaule, tu voulais que je fasse quel que chose, le pardon, le pardon !

pour toi? pour que tu puisse partir tranquille ?
Et moi ?
Et moi ?

Je me suis offert une petite vengeance cet été là, en 2000, quand tu m'a asséné ce jugement !

Ha ! tes jugements de valeur, tu ne les a jamais remis en cause, après les avoir émis, et ce, tout au long de ta vie.
Maman m'avait dit, "ne t'inquiète pas, je vais lui faire changer d'avis", et je l'ai rappelée  une semaine après, sachant que sœur et BF étaient présents.
Ils ne me comprenaient pas, je voulais qu'ils sachent comment tu me traitait!
ILs ont su, ils ont compris.

Alors, maintenant, "pars donc"

Va jouer dans ton bac à sable, avec les gamins de ta rue, et laisse moi ce qui reste de ma vie.

Tu m'a tant pris la tête, que je crois m'être trompée dans le choix des chemins.

IL faut assumer.


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01 novembre 2009

MTSA, suite et fin

C'était pour le 5/11

Voilà,

il est terminé !

je trouve qu'il rends bien fin

Et maintenant, les finitions, c'est pour offrir !
mais chut !

pas de cadre dit MTSA, donc, présentation à sa façon, qui plaira, j'en suis sure, à la récipiendaire !

et voilà

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20 octobre 2009

SAL MTSA 2

Voilà, je suis fière de moi !

hé pourquoi pas ?

Regardez comme j'ai bien avancé ....... 1 fil sur 1 fil, c'est long mais c'est beau !

Et repassé, c'est encore mieux ! Hein Sylvie ?

Marylou_2

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09 octobre 2009

DFEA sacrifiées sur l'autel du profit

J'ai vouLu aller faire mon abonnement hier à De Fil En Aiguille, plus connu comme DFEA.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir ceci :

logo

Le site defilenaiguille n'est plus accessible

Je passes alors sur le blog de Noicolbrod39 et je découvre ceci !

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Voici l'information, prise sur le blog de Corinne Ouvrages partage  et relayée par Christine  que je vous livre.

Cet article est suivi d'un mail de la rédactrice en chef et de son adjointe de  DFEA

"C'est en lisant l'article"info ou inox" sur le blog de Muriel que j'ai pris connaissance qu'il se passait quelque chose avec le magazine DFEA,alors lundi j'ai envoyé directement un mail à la rédactrice en chef pour lui demander ce qui se passait et je n'étais pas la seule à m'inquiéter et à les avoir "mailé". Elle m'a très vite répondu et je lui ai demandé si je pouvais mettre un article sur mon blog et a trouvé cela sympathique de ma part et je ne voulais pas qu'elle soit ennuyée alors elle m'a gentiment fait un mail que je vous communique et si comme moi, vous ne voulez pas que ce soit la fin de Fil en Aiguille ,  relayez ce mail sur vos blogs pour leur faire voir que nous sommes toutes avec elles...."



A nos chères lectrices,

Toute la rédaction a appris la semaine dernière (à notre grande surprise) que nous étions en cessation de paiement.

Nous avons, pendant 12 ans, essayé de donner le meilleur de nous même à nos lectrices, et avons toujours fait ce métier avec passion.

Nous savons peu de choses sur notre avenir : la direction nous a informé qu'un liquidateur judiciaire allait reprendre les comptes de la société et c'est lui qui prendra désormais toutes les décisions.

Croyez bien que nous sommes toutes désespérées de cette situation pour nos lectrices, et pour toute la grande famille de passionnées du fils que nous étions.

Depuis que la nouvelle s'est propagée, nous avons reçu un certain nombre de témoignages de soutien, de compréhension, très chaleureux, de la part de nos lectrices. Nous en sommes très touchées et chacun d'eux nous va droit au cœur

Merci encore pour votre fidélité et encore une fois, croyez bien que nous sommes navrées d'avoir ce sentiment "d'abandonner brutalement" nos lectrices contre notre volonté.

Sophie BESTER Rédactrice en chef et   Judith DESSONSR Rédactrice en chef adjointe.

Et nous qui aimions ce que proposait ce magazine ? et tout le personnel qui se mettait en 4 pour nous plaire ?

 


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08 octobre 2009

SAL MTSA

juste pil poil, dans quelques heures je serai forclos !

voici donc mon avancée sur ce merveilleux tableau

il est long à faire parce que j'ai choisi de le faire d'un fil sur 1 fil !

Marylou

Il est très agréable à travailler, grace à la sobriété des lignes.

A dans 15 jours pour la suite, et là, promis, je passe un coup de fer !

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24 septembre 2009

J'ai craqué !

En surfant sur le net, enfin sur les blogs de brodeuses, je suis tombée sur des grilles superbes de sobriété
de MTSA

Comme j'ai toujours besoin que l'on me pousse au derrière pour avancer, ou du moins terminer ce que je commence, je suis allée ici

Et voilà, j'ai 15 jours pour broder

Je vais commencer par un "Coréopsis Auriculata"

Grand mère Jane serait heureuse de me voir l'appeler par son petit nom, cette fleur !

j'ai trouvé le modèle sur un livre de Marie Thérèse Saint Aubin déniché sur Amazone

Marylou_d_part

je dois montrer mon avancée le 8 octobre (de cette année !)

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19 septembre 2009

Vacance ...

les tribulations de M. & Mme LA POISSE face à la loi de "MURPHY"

Mes vacances ................. pourquoi vacances ?
Le mot est synonyme de farniente, changement d'air, changement de rythme.

Je l'ai pris comme tel parce que je n'aurais pas à faire à manger, et surtout, surtout, ne pas avoir à y penser.

j'explique :

Le prestigieux Professeur N à donné son accord pour que l'HOM soit équipé d'une Pompe PRT

Mais à condition que je passe quelques jours à l'hôpital comme accompagnant, afin de suivre la formation sur ce petit génie de la nouvelle technologie.

Pourquoi Murphy, que vient-il faire ici ?, ben ..........  Hein42  il nous colle à la peau avec sa loi !

Parce que, avec nous, la tartine tombe toujours, du coté beurré

Lundi 24/8/09

Nous avons rendez vous à l' AMTIM  ([b]A
ssociation des Malades Traité par Infusion Médicamenteuse, à la clinique Jacques Mirouze, au CHU Lapeyronie.

l'hébergement est prévu au service Endocrinologie du Professeur Bringer, QG habituel de l'HOM

Nous arrivons à l'heure, normal,
Prise des étiquettes, presque normal!
nous nous présentons au service Endocrinologie et, Ô, surprise ! PAS DE CHAMBRE !

comment ça, pas de chambre ?
ben non, elles sont en travaux !

Mais nous sommes attendus, ce séjour est prévu depuis 2 mois !

Ne vous inquiétez pas, je crois qu'il y en a de finies, on va bien en trouver une d'ici ce soir. cool
Et nos bagages, ? on descends à l'AMTIM

Pas grave, mettez les au staff infirmier !

Ok, on empile nos bagages, et il y en a ! le MN et tous ces appareils,
moi avec mes broderie et ma grosse lampe loupe( ou loupe lampe)

Allez mesdames, nous allons à la plage, vous nous indiquez le chemin ?
Oui, nous ne sommes jamais allés à la clinique Mirouze en partant de Lapeyronie, c'est dans le même parc, mais .....

une fois sortis du 2° sous-sol, joli parc, des rues partout, des bâtiments partout  Hein42  perdus !

cheers  vive le téléphone portable, nous y sommes arrivés à l'heure pour le rendez-vous.

Consultation avec le Dr Lauton, médecin endocrinologue référent du MN, puis, comme Arielle, infirmière "spéciale PRT" (Paradigm Réal Tims) était avec d'autres patients, l'attente commence
Nous n'auront pas le temps de voir la pompe ce matin, on voit cela à 14h30, tout le monde va manger

Retour au service  traversée du parc, niveau -2 niveau +2

Nous avons une chambre ?
ha, non, pas encore !

Ben oui, mais alors, on mange ou ?  3

dans la salle de télé, je vais vous trouver quelque chose.
L'AS apporte un plateau à  l'HOM, et moi ???????
ha, vous aussi ?
ben oui, je reste là avec lui ! Je mange moi !
je vais tâcher de vous trouver quel que chose

le contenu des plateaux se dégrade de plus en plus, enfin, de moins en moins chargés m'enfin  Hein42

14h30 re descente au 2° sous sol, une ballade pour traverser le parc, remonter au 2° à la clinique,
nous sommes de retour à l'AMTIM, et Arielle commence la formation sur le maniement de la pompe
L' HOM à oublié ses lunettes de compétition  Hein42

Maintenant, nous allons mettre l'insuline ........... vous avez votre insuline ?

ha ben ..... non, c'est là bas, avec les bagages .......... Twisted Evil  Twisted Evil

help je marche plus vite que lui, je vais donc à Lapeyronie, traversée du parc, 2° sous sol au 2° étage, je fouille dans tout cet amas de bagages, trouve insuline et Ô miracle, les lunettes qui vont bien.

re descente au 2° sous sol, une ballade pour traverser le parc, remonter au 2° à la clinique, voilà ! ! !

Arielle prends la cartouche d'insuline  affraid  ce n'est pas le bon conditionnement, impossible de remplir le réservoir de la pompe !  Hein42

il est déjà 16h, et nous n'avons pas progressé de beaucoup, le Vidal nous apprend que cette insuline (spéciale), existe dans un autre conditionnement, avec un peu de chance.

Oui, mais les pharmacie du CHU ne font pas ce produit, il faut le commander en privé (évidemment).

Arielle téléphone à la pharmacie et nous dit "à demain".

Retour au service, traversée du parc, niveau -2 niveau +2

Vous nous avez trouvé une chambre ?

ça ne va pas tarder !
Au bout d'un quart d'heure, chargés comme 2 mules, on nous emmène au bout du couloir, en nous désignant une chambre ........... déjà occupée!
Reste juste un lit !

Et moi ?
Vous?
oui !
Mais on ne fait pas de chambre mixtes !
oui mais nous, ça fait 40 ans qu'on est mixte !

Elle se transforme en un immense point d'interrogation, d'un superbe noir de jais, nattée à la façon ch'tricote, mais les yeux pleins de terreur.

Attendez, j'arrive ! elle se précipite dans le bureau du chef de service, pour lui demander .................... ha oui, c'est prévu ...................... ouf !

Et il nous emmène avec tous nos bagages ..............à l'autre bout du service............ dans une chambre avec 2 lits, mixte ! faudra s'y faire !

Que c'est bon de poser enfin ses bagages, et se détendre sur le lit.

hôtel ****
suite royale


Piscine


Climatisation dernier cri



restaurant étoilé



Mardi matin, le prince, sa femme ............. retour à l'AMTIM  "on part à la plage" (il faut prévenir les infirmières)
niveau +2 niveau -2  traversée du parc,

Arielle nous dit : j'ai commandé les insulines, il faut attendre, ils seront livrés à 15h.

Re traversée du parc niveau -2 à niveau +2

Retour au service.

"Déjà ?"

On attends l'insuline,
Vous n'avez pas de chance, vous le prenez bien !

15 on a l'habitude de la loi de Murphy  15

Mardi 15h, niveau +2 au niveau -2, traversée du parc retour à l'AMTIM

Je suis confuse dit Arielle, l'insuline n'est pas là, comme c'est un produit rare, elle vient de loin, elle ne sera là que demain 15h Twisted Evil  Twisted Evil
Re traversée du parc niveau -2 à niveau +2

Retour au service ............... Alors ?

Toujours pas d'insuline!

Allez, je rentabilise mon matériel de broderie.

Mercredi 15h
  niveau +2 au niveau -2, traversée du parc retour à l'AMTIM.

15h 30 personne, je dis à Arielle, "vous ne croyez pas que ..............." oui oui, j'en suis sure, je téléphone

Pas de chance, la livraison était en retard aujourd'hui, elle arrive !
La pharmacie est à 10 mn à pied, mais avec une voiture ...........

16h personne.
16h15, Arielle re téléphone, la nana s'est perdue, elle n'est pas dans le bon hôpital ................ ben voyons, merci M. Murphy

16h30, la secrétaire est allée au devant d'elle, la pauvre nana, même pas blonde était perdue dans le parc   cheers

Comment est le flacon ???

5 nez sont sur le petit flacon de 5 ml

cheers  cheers c'est le bon !

Maintenant que la" Paradigm" est en place, on va passer à la programmation et mise en place du MiniLink (il analyse a glycémie toute les 10 seconde et fait une moyenne toute les 5 mn qu'il transmet à la pompe)

C'est moi qui place, (j'ai le plaisir de le piquer  bounce )

On l'active et on attends 15 mn.

padrole.smileysmiley  Alarme "capteur perdu"

On recommence, une erreur de manipulation sans doute , on attends 15 mn.

padrole.smileysmiley  Alarme "capteur perdu"

il est 17h30, Arielle est épuisée, la pompe fonctionne, elle me propose de déconnecter le capteur arrivés dans notre chambre, on verra demain à 9h.

Pour info, les insulines en retard, c'est à cause d'un accident qui a causé un formidable bouchon dans lequel notre tout petit flacon était coincé (avec la nana qui n'a pas de GPS dans la tête)

Re traversée du parc niveau -2 à niveau +2

"ça y est ?" non, le capteur perd la boule !"

C'est bizarre, il y a un patient qui l'a et tout marche bien

connait pas Murphy, lui

Jeudi 9h

Niveau +2 au niveau -2, traversée du parc retour à l'AMTIM

Test du capteur, re test du capteur, le MiniLink, qui mesure 3 cm de diamètre pour le prix modique de 500 € (non remboursé) refuse de fonctionner.

Et Arielle est décomposée, "c'est la première fois que ça m'arrive "  Mmmmmm.........PHyyyyyy

Elle téléphone à la technico-commerciale, qui se trouve justement sur Montpellier aujourd'hui, elle sera là pour 14h.  Ouf !

Re traversée du parc niveau -2 à niveau +2...

14h

Niveau +2 au niveau -2, traversée du parc retour à l'AMTIM

La commerciale arrive, trés pro, teste la pompe avec son capteur de démonstration, le capteur avec sa pompe de 
démonstration.................... et .................. affraid  c'est NOTRE capteur tout neuf à 500$ qui en panne.

"c'est la première fois que ça m'arrive "dit-elle !

Ouais ! on attends encore un peu pour être sûr, la pompe ne se plaint plus.

cheers  cheers  cheers  ben voilà, ce qui pour un quidam prend 2 à 3 heures, aura pris pour nous .................4 jours !

Re traversée du parc niveau -2 à niveau +2 retour au service.

Nous reverrons le Dr Lauton demain matin, pour vérifier le fonctionnement !

De retour à la maison, la première chose qu'à fait l' HOM ? un malaise, les paramètres n'étaient pas bons pour lui, le capteur annonçait 123, alors qu'il était à 31, il n'a donc pas déclenché l'alarme, je vais donc passer la semaine à tâtonner pour étalonner le capteur de mon étalon.


bravo5  ça, ce sont des vacances !  fou10  fou10

pourquoi, il y en a qui disent  "que vous est-il donc encore arrivé" ? Ben oui, toujours nous "calime10 c'est vraiment trop injuste !

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20 juillet 2009

Un sac à tarte

Quand j'ai vu le titre, je me suis dit "drôle d'idée"

mais Lapinou à toujours de drôles d'idées ...............

Elle m'a envoyé ce lien, en me demandant de lui faire pour ... demain !

nooooon ! c'est une blague !

Mais pas le sac à tarte! naturellement, elle veut la formule améliorée, elle aime ce qui est beau.

Alors, voilà, le lien d'abord :

http://creamel.e-monsite.com/rubrique,sac-a-tarte,198191.html

Meci Mélanie

voilà ce que ça donne

sac

ce n'est pas long, le temps de cuisson du lapin dimanche matin, enfin, il a un peut grillé, mais c'est la faute de l'Hom, il m'a fait essayer toutes les tailles de plats à tarte que j'avais !

verdict, la grosse tarte, celle qui est prévue pour 8, mais que l'on mange à 6, même 4 ne tiens pas, il faudra voir plus grand (mais celle là, je ne la transporte pas,  ON SE LA MANGE)
Le diamètre des plats est de 30 cm

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11 mai 2009

croix après croix

Depuis 2 ans environ, j'ai découvert le point compté.

j'avais le souvenir des "marquettes" de mon enfances et la misère de ces croix à aligner pour faire des lettres

quelle horreur !

Là, cette découverte, ce ne fut que du bonheur !

et en plus, broder avec d'autres copinautes, avec les les "SAL" je suis devenue accro.

je vais commencer une récapitulation de ces 2 dernières années.

Auparavant, je ne brodais que de la broderie traditionnelle :

une nappe 12couverts en passé plat et passé empiétant des motifs de la porcelaine "Lunéville St Clément" (à coté de chez ma Nourse préférée)  pour aller avec le service de table de maman.

forum005

forum002             forum003       forum006

Un cache-torchon en camaïeux de bleu pour ma belle sœur :

cache_torchon_001 le centre est en bouti

des sacs à lavande :

sac_lavande_002    sacs_lavande2

j'en ai un peu partout, draps, serviettes, c'est un bon et long passe temps.

comme je le dis plus haut, j'ai découvert le point compté, qui permet un tout autre genre de travail, enfin, non, un autre genre de détente, moins encombrant, et très plaisant.

je suis tombée dedans :

j'ai donc terminé .............

quelques grillettes !

GIBBS

gibbs

puis, les dragons pour le coussin de Maxou

coussin_001

Et puis le coussin de Margot !

coussin_Margot_003

Et puis des SAL avec les copinautes

le torchon sur "le forum rose"

fini_001

Les jolies fleurs sur la banquise

fleurs_15_005

"Bienvenue chez nous"  toujours sur la banquise

coussin_001

Puis le sapin de Noël, encore et toujours sur la banquise

DSCF0473       DSCF0476

encore un ABCédaire, quel forum ? de toute façon, les mêmes copinautes en général.

2008_0605fleur100003

Un cadeau de mes enfants, qui viens de chez la renarde

cot. cot.

poule       poule_002

j'ai aussi des "ouvrages mystère" avec "minikise"

très amusant à faire parce que l'on ne sait pas pourquoi on brode :

myst_re3_copie       finmyst_re

à la fin, c'est un pique aiguille !

quelques menus cadeaux

Tabliers_002        soupe

Je ne savais pas qu'il y en avait autant !

mais ce que je sais, c'est que mes images ne sont pas si bien rangées que ça ! ! !animation1

et après, il y a les en-cours ................

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04 mai 2009

Un petit tour ......

Je l'ai gagné !

oui, oui, j'ai gagné, cela arrive si peu souvent pour le signaler.

j'étais déjà surprise quand Cathy Lou m'avait porté chance en me faisant gagner sur le blog d'une coinaute cet hiver, cela m'avait fait chaud au coeur.

Cette fois, ce n'était pas tout à fait la chance, mais j'étais là au bon moment au bon endroit.

Bricomarché inaugurait ses nouveaux locaux, et j'ai gagné ..... un baptême d'hélicoptère.

voici mon taxi, le gros là :

h_lico_004

encore plus impressionnant de tout près ! ! !
Je mets son pédigrée pour fiston

h_lico_024

oui, je suis monté dedans !
h_lico_006

pourquoi croyez vous que j'ai eu peur ?
"toute ma vie ... j'ai rêvé... d'avoir .... les ...pieds en l'air ..."

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Le causse et ses terrasses, maintensues par des murs en pierres sèches

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Vue sur Bédarieux, j'habite en haut à gauche, au pied des HLM

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Le superbe viaduc

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au pied du causse, les HLM de Clairac, ma maison est près des arbres à droite, avec vue sur le causse

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Au fond, Hérépian, et le Caroux, cher à Pimprenelle
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Et retour sur le plancher des vaches

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non, vous n'aurez pas les 50 photos, ce sont MES souvenirs !
à moi toute seule

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27 avril 2009

Margot

La semaine passée, nous avons eu Margot chez nous quelques jours, pour la première fois

Au téléphone avec maman

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Avec gamin
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Chez ma cousine Justine

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Le pont du Diable

Ce dimanche, nous avons bravé le froid oui, oui, pour aller à l'inauguration des infrastructures réalisées autour du Pont du Diable et de Saint Guillem le désert.

Pour éviter l'engorgement de St Guillem et du pont du Diable, des parking, passerelle et navettes ont été mis en place

 19_4_004

par cette passerelle de l'Ange (par opposition au pont du Diable, nous avons l'accès au pont, à la plage et plus si affinité des marcheurs

de la route, rien n'est visible, reste juste à se délecter du paysage

19_4_012

Le Pont du Diable :

19_4_075

Lors des crues, il arrive que l'eau passe au dessus du pont, vieux de 800 ans.

Derrière, on aperçois le petit jeune, qui n'a que 200 ans et qui est construit plus haut, et passe au travers des crues.

La plage

19_4_074

Et pour en savoir plus, pimprenelle, ou mon encyclopédie en chaussure de Rando vous racontera.

malgré ce temps moche, nous sommes contentes du déplacement

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23 avril 2009

Aniversaire en famille

David en à vu 36 chandelles !

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Dimanche, toute la famille est réunie pour cet événement !

ap_ritif_familial

C'est le premier anniversaire de l'année, nous ne sommes pas au bout !





Même les petitouts

                                                                                                   nos_3_petits


Belle journée !

à la prochaine fois !

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20 avril 2009

aniversaire de mariage !

hé oui, cette photo à 39 ans !

c'est notre dernier anniversaire dans la décennie

C'était le 18 Avril 1970

Num_riser0001

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16 mars 2009

Cette nuit là ...

IL était 3 h 30, quand je suis arrivée ce Dimanche matin, le 30 mai 1948

toute petite crevette en avance sur le rendez-vous, si petite que la sage femme a trouvé judicieux de m'emballer dans du coton, et de faire un berceau d'une boite à chaussure : Une couveuse !

 

Papa voulait un garçon, déception.

 

Déclaration à la mairie : voilà déjà que ça coince, le prénom choisi ne convient pas au gratte papier il affirme qu'il s'agit d'un diminutif de Marie Louise, mais mon père, têtu mais pas diplomate, quitte la mairie fâché, reste sur sa position, (sûr d'avoir raison) mais ne fait pas valoir ses droits.

 

Je pousse comme un champignon, "il y a de la place autour", et deviens vite un Bébé bien rond

Nancy_1948

Pas d'erreur, c'est bien une fille !

 

 

 

 

 

 

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Dur, dur d'être un enfant

Le temps passe, je suis curieuse de tout et je grimpe partout, "mon Papa m'aide à descende" c'est une sensation de sécurité qui me revient par bouffée, au moment ou je douterai le plus de lui.

 

Pour lui, un enfant n'a d'intérêt qu'à partir de 5 ans, quand on peut discuter avec !

 

Mais là, il a bien fallut qu'il s'en occupe, pas moyen de l'empêcher de grimper, il faut qu'elle sache se débrouiller en sécurité !

 

En attendant, je marche à 9 mois,Nancy__1949  et j'ai de la tendresse 1949

 

 

Je ne perds pas de temps, je suis casse-cou ou sportive, c'est selon :1950  Sarrebourg_1951

 

J'ai 3 ans, c'est l'été, nous sommes à Maranville, (prés de Colombey le 2 églises) avec des amis, les parents y ont fondé une "maison de vacances".

L'ors d'une ballade à vélo, je me suis trouvée être assise sur le porte-bagages d'un vélo, sans protection aucune (à cette époque, ni loi, ni assistanat) et c'est la chute !

Je me suis pris les 2 pieds dans les rayons de la roue arrière et je suis tombée!  les 2 talons abîmés jusqu'à l'os, il faut dire qu'à cette époque, il n'y avait déjà plus guère de "viande autour" j'étais une toute petite crevette.

Devant l'ampleur des dégâts, direction Chaumont, chez un médecin.

L'accident est sans gravité, malgré le fait que je n'ai plus marché pendant 1 an, mais c'est ce qu'il en reste :

Un certain souvenir : outre le fait que, 30 ans après, je raconte à maman tout ce qui s'est passé dans le cabinet du médecin, et notamment, une fidélité dans la description de la décoration de ce cabinet médical (maman me dit, ce n'est pas possible, tu n'avais que 3 ans!)

c'est pour moi la découverte de ce que l'on appelle : la mémoire du corps!

Chaque fois que je vois un enfant à l'arrière d'un vélo, la douleur des pieds revient avec force, la nausée, la peur, je me sens mal. C'est d'ailleurs ce qui a motivé mon envie de raconter mon souvenir à maman, la douleur est si présente qu'elle est RÉELLE.

Il parait qu'autrefois, lorsque la tradition orale était plus courante que la tradition écrite, pour que soit conservé le souvenir d'un évènement important, on prenait un enfant de 7 ans (âge de raison) et en bonne santé, On lui racontait l'évènement et s'en suivait une "rouste" dont il se souviendrait toute sa vie, ainsi que l'histoire racontée le même jour, associées à vie.

Et ma vie de petite fille éberluée devant l'abèrente  complication des adultes suis son cours.

Avril 1952, j'ai 4 ans, et une petite sœur.

Pendant qu'elle arrive, je suis en vacances chez grand'mère Jane, à Sarrebourg.

J'aime chez grand-mère Jane, elle a toujours des histoires fantastiques à raconter, on ne s'ennuie jamais, et plein de choses à faire. ça sent bon, la colle, le feutre, et des tas de produits qu'elle utilise pour faire ses chapeaux. Et plein de petits bouts de feutre de toutes les couleurs.

Pour m'occuper, elle me mets à l'école maternelle, chez les sœurs !

Il y a un arbre dans la cour, il est presque couché par terre, les maîtresses s'en servent de banc,  moi, je monte vite dessus, et je me prends vite une fessée ! ON N'A PAS LE DROIT ! pourquoi ? parce que !

je n'ai pas compris, je ne comprendrai jamais ce que pensent les adultes quand ils disent OUI ou NON et surtout quand ils disent "c'est pour ton bien"

 

 

 

 

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5 ANS

Maintenant, j'ai 5 ans, Papa s'occupe de moi !Saint_Dizier_1951

Il parait que je ne fais que des bêtises !, oui, je mouille toujours mon lit, mais ce n'est pas de ma faute, c'est dans mes rêves...

 

J'ai peur de l'orage, je me fourre dans les jupes de maman qui me renvoie "va voir papa, je n'ai pas le temps" Je file sous la table ou il trie ses timbres et je tremble de trouille ! ! !

 

"Comment, toi qui veux être un garçon, tu as peur de l'orage ?"

Mais je n'ai jamais voulu être un garçon, c'est lui qui veut un garçon. moi, je veux seulement qu'il m'aime comme Elle, alors je veux être ce qu'il aime ? ?

 

Alors puisqu'à 5 ans on peut comprendre, il m'explique l'orage, et je m'applique à ne plus avoir peur de l'orage,

Je m'applique même à aimer l'orage.

 

A l'école, je suis dans la section des grands, on apprend à écrire.

Il faut écrire de la main droite, moi, je ne sais pas, je ne peux pas.

Tous les jours, la maîtresse me dispute, mais je ne PEUX pas, je ne SAIS pas.

 

alors, jour après jour, elle tape, avec la règle de bois, elle tape sur la table, sur mes doigts, encore et encore, j'ai mal, je pleure, et elle tape plus fort, elle crie plus fort.

Mais pourquoi mon papa ne me défends pas ?

(c'est pour ton bien)

Je m'applique, enfin j'essaie, et au moindre loupé, elle tape, elle crie, je voudrais ne plus l'entendre, j'ai mal, mal partout, à la tête, aux mains aux coudes, je ne sais plus, ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est à droite, ce qui est à gauche, la bonne main, la mauvaise main.

Je me sens coupable, de quoi ? de ne pas savoir,  de ne pas pouvoir être aimée. d'être montrée du doigt.

De ne pas savoir être ce que l'on veut que je sois : un garçon, gentil, qui écrit bien de la main droite, qui ne met pas de l'encre partout. quelqu'un qu'on aime, comme Elle.

 

La nuit, je dors mal, je fais des cauchemars. Je les raconte, avec force détails, mais il faudra une éternité pour que j'en découvre l'origine.

 

La Dame, elle ressemble à la vierge de l'école, elle passe par la lucarne, et je lutte pour  maintenir cette lucarne fermée, elle agite ses chaînes, elle fait du bruit, tant de bruit, tout ce bruit me fait peur, je crie, je hurle, et maman est prés de moi.

J"ai peur maman, c'est la Dame, elle a une robe de toute les couleurs, en bâton, elle s'appelle "la règle", maman, j'ai peur.

 

Toutes les nuits, pendant des années, j'ai peur.

6 Ans

Cette année, je rentre au CP, maman dit que ce sera bien, je vais apprendre à lire.
Je suis grande et je vais à l'école avec ma soeur, sans maman, mais je n'aime pas l'école, je n'aime pas y aller, Elle le sait et Elle court devant, pour me faire crier.

Un matin ou j'ai trop traîné, Elle va partir sans moi, je vais a l'essentiel, je ne m'habille pas entièrement (j'ai oublié ma petite culotte). dans la matinée, maman arrive à l'école, chuchote à l'oreille de la maîtresse et n'emmène dans la pièce à coté. En faisant le ménage, elle a retrouvé l'objet oublié. Je suis humiliée par ce que l'on pourrait apprendre. J'ai mal dans ma poitrine.
Le soir, papa est mis au courant, il se moque encore de moi.

Un autre jour, un jour d'hiver ou l'on est chaussé de caoutchouc, on dit des schnobots', je sors de la classe pour aller aux toilettes (enfin Wc à  la turc).... et je ne reviens pas. Comme c'est mouillé, mon pied a glissé, il est coincé dans le trou, je n'ai pas la force de le décoincer. j'ai trop peur pour appeler, j'ai déjà pris l'habitude d'être le plus autonome possible, ne pas se faire remarquer, ne pas faire de bruit.
Et si je crie, on va se moquer de moi.
j'entends des appels, on me cherche, alors j'appelle, on me décoince, on me réconforte, et
on en ri, on en parle. Je me serais bien passé de cette publicité !

Elle le sait, et tout sera raconté aux parents, on se moque de moi, encore, "il n'y a qu'elle pour faire ça" et c'est encore une humiliation.

Heureusement, il y a Mylène, mon amie, ses parents sont des amis de mes parents, quand ils viennent à la maison, maman se fait des cheveux blancs avant "ils vont me retourner ma maison" il y a 3 enfants, comme chez nous.
Mylène n'a peur de rien, elle ose tout ce que je n'ose pas, alors je fais tout ce qu'elle fait, et on ri, on ri !
Mylène est très gaie, elle ri toujours.

Grand-mère Jane nous a rapporté de Lourdes une vierge lumineuse, (moi, je la cache, elle me rappelle mes cauchemars), a chaque fois que Mylène vient à la maison, elle se précipite dans la caisse à jouets, et exhume la vierge lumineuse, elle se fourre la tête dans les vêtements qui sont sur le portemanteaux pour voir la vierge briller, j'y mets mon nez aussi, c'est amusant !

Chez elle, c'est rigolo comme maison, la cuisine est dans l'escalier, on est toujours à la hauteur de quelque chose, surtout d'une bêtise à faire !
Les chambres et le bureau de son papa sont immenses, mais il ne faut pas faire de bruit, ses parents travaillent en dessous, mais cela ne nous gêne pas pour sauter sur les lits, sa maman monte pour nous disputer, ça la fait rire.

A l'école, c'est dur, je me recroqueville, je me réfugie sous les tables du fond, la maîtresse n'aime pas ça, elle me cherche partout, et ce qui l'énerve, c'est que, lorsqu'elle me retrouve, elle demande : "et qu'est ce que je viens de dire ?" et moi, je lui ressort tout le cours, sans rien oublier, puisque j'ai tout compris, alors elle est vexée. Elle n'aime pas ça !!!
Je ressens très vite lorsque les gens m'aiment ou ne m'aiment pas, s'il y a une inimitié, j'ai un frisson dans le dos et j'ai mal aux mains, je suis petite, et je ne sais pas que ce n'est pas courant.

A l'école, je suis grimpée sur un arbre, bing et bang, une bonne volée à l'atterrissage! Pourtant, mon papa veut bien que je grimpe ? je ne comprends pas, ils sont compliqués les adultes.

Le dimanche, nous allons avec les parents au Vert Bois, c'est un endroit ou tout le monde construit sa maison, Papa et Maman creusent "les fondations" ce sont des grands trous profonds, papa creuse, maman mets la terre dans la brouette pour la vider plus loin, et nous, avec de petits sceaux, on vide l'eau des trous. Tous les dimanches on vide l'eau, et elle revient toujours.

 

 

J'aime pas les endives cuites ! Mais il faut manger tout ce que maman met dans l'assiette. j'ai la nausée, c'est amer, je ne veux pas le manger. Ma soeur aime ça.
On ne jette pas la nourriture, alors, on me ressert ce plat à chaque repas, au goûter, le soir, au petit déjeuner...je suis têtue, lui aussi.
Ma soeur n'aime pas les endives en salade.... moi si, alors, elle me les mets dans mon assiette, je dois lui manger.
Elle ne veut pas manger mes endives cuites.

Pour le pipi au lit, ils ont trouvé un autre truc, plus humiliant ! je dois me trimballer avec le drap mouillé sur la tête ! c'est l'horreur, elle se moque de moi, comme d'habitude.
Grand-mère Jane dit que je dois aller dehors avec, mais heureusement, maman n'a pas voulu.

Un jour à Mirecourt, ils m'ont emmenée chez un Monsieur qui peut supprimer mon pipi au lit ; il met ses mains froides sur mon ventre, mon Papa et grand-père André ont le fou rire, grand-mère Hélène et maman sont sérieuses. Je ne sais pas ce qu'il fait, mais je trouve cela très bizarre. De toute façon, ça n'a pas marché. J'aurais bien voulu.

 

 

Je rentre de l'école et j'ai mal au coeur. maman dit que c'est des histoires pour ne pas aller à l'école, elle demande à son amie Odette qui dit la même chose. Pourquoi on ne me croit jamais ? J'ai pas faim et papa râle encore après moi.
Juste au moment de partir à l'école, je vomis tout ce que je n'ai pas mangé, Odette me trouve les yeux jaunes, maman me mets au lit. Elle est furieuse après moi.

 

Le soir, le docteur vient me soigner, il me dit que pour me faire une radio, c'est facile, je suis tellement maigre qu'il suffit de mettre une bougie derrière moi et qu'on me voit au travers !
Il dit aussi que j'ai la jaunisse. PLUS d'école ! Et maman doit me faire à manger tout ce que j'aime
Elle est encore plus furieuse après moi.

Ce qui va me manquer, c'est d'aller aux jeannettes, j'aime bien, et je ne suis pas avec Elle, c'est un moment de répit.
Je n'irai pas non plus au camp. Alors je pleure. "ce ne serait pas raisonnable" dit maman. Elle jubile.

Cette année scolaire est terminée, ouf !

Pendant que je suis condamnée à rester à la maison, je vais chez Odette, elle habite un grenier dans la cour. Papa et les autres ouvriers de l'Electro (c'est là que papa travaille) ont fait un appartement la haut pour eux, avec un immense escalier en fer pour monter ; je trouve ça rigolo, c'est tout petit chez eux, alors que chez nous c'est grand : il y a une cuisine, une salle à manger (c'est là que dorment papa et maman, une chambre et un petit débarra pour mettre le charbon, les outils de papa, le sceau des cabinets, (autrement, il faut aller dehors et la nuit ou quand il pleut...).

Un jour ou j'y suis montée, Dominique le bébé d'Odette a fait tomber la boite d'allumettes. Je l'ai ramassée et j'ai rangé toutes les allumettes dans la boite, une à une, ils en ont fait une de ces histoires, comme si c'était un miracle ! Ils me prennent pour quoi ? on dirait que je ne sais rien faire, j'ai appris à lire cette année, il y a même longtemps que je lis tout ce que je trouve.

7 ans

Nouvelle rentrée des classes !
Nouvelle surprenante, je ne vais plus chez les bonnes soeurs ! Il parait que je n'ai pas "l'esprit de l'école" je ne sais pas ce que ça veut dire mais je sais que je ne serai plus avec Elle pour m'espionner.
Dans la nouvelle école, c'est le CE1, je suis chez la directrice, maman dit que je dois me tenir à carreau.
Elle est bizarre cette maîtresse, enfin, elle me regarde bizarrement, elle ne me fait pas vraiment peur, mais on dirait qu'elle est inquiète, elle n'est pas méchante, elle est juste, je sens qu'elle regarde au dedans de moi.
A la récrée, dans la cour, il y a une corde à noeuds et une corde lisse, et on a même le droit d'y monter !
Je ne m'en prive pas, même que je vais plus vite que les grandes. C'est la première fois que je fais quelque chose de mieux que les autres.

Ma soeur a été opérée des amygdales, Elle mange des glaces, Elle ne veux pas m'en donner.
Maman me conduit chez le même médecin, il va m'opérer aussi, des végétations. Il m'explique que l'opération devrait me guérir du pipi au lit (je voudrais bien).
J'ai la trouille, je suis à l'hôpital, ça sent mauvais, le docteur me rassure, il me dit que je serai bientôt guérie. La dame me met sur le nez un masque qui sent mauvais.

Je me réveille, maman est là, j'ai mal, j'ai la bouche sèche, mais il faut que je sache, je mets ma main sur le drap et je chuchote à maman "même pas mouillé"

Ouf, là, Elle ne peux plus rien dire, voilà un énorme soucis de moins, si seulement la Dame du cauchemar aussi était partie, mais je n'ai pas cette chance, juste qu'elle vient moins souvent.

Quand il n'y a pas d'école, j'aime aller jouer au château, c'est grand, on peut monter aux arbres ; quand il y a le défilé avec la musique militaire, on monte sur les fortifications, elle a peur de monter, alors j'ai mon papa pour moi toute seule, là, il est gentil, je n'ose pas bouger, j'ai peur de le fâcher.

Avant, c'est la maman du patron de papa qui habitait le château, quand on allait goûter, elle nous offrait du chocolat chaud dans une tasse, et des petits gâteaux.
Pour boire le chocolat, je fais comme les autres, on prends la tasse par le petit bout, et on met le petit doigt en l'air, c'est pas facile. Après 2 ou 3 petits gâteux, j'ai envie de partir, on ne peut pas bouger et maman bavarde avec les dames, moi, j'ai faim, vivement qu'on rentre manger des tartines de confitures.

Ma soeur me fait faire des bêtises, elle m'a fait monter sur ses épaules, et je suis tombée dans l'escalier ! 2 dents cassées, la lèvre éclatée, et chacune une fessée ! moi, j'ai rien fait ! je le dit à papa, mais il ne me croit pas. Si je dis non, elle me tape ou elle dit qu'elle va raconter à papa des bêtises que j'ai faites... il en voit assez comme ça !

Maintenant, le château est devenu la sous-préfecture, François, le fils du sous préfet est de l'âge de ma soeur, on va plus souvent au château, et on va fouiller dans les sous terrains, avec l'autre François, le fils du docteur des yeux.
Ma soeur n'a que des copains "fils de", elle me vire, mais je les suis de loin, je m'en fou, j'ai l'habitude d'être toute seule ! j'ai déjà mon univers à moi, papa dit que j'habite dans la lune.

A l'école, c'est pas marrant, j'ai la honte, je n'arrive pas à bien travailler, j'écris trop lentement, je m'envole dans la lune, et le soir, je n'ai pas le temps de marquer tous les devoirs. aï ! aie ! le martinet ! je suis morte de honte, il faut que je me débrouille, dit maman, pour éviter cela, et la solution, c'est de demander à Martine, "la fille du secrétaire de mairie" elle est gentille, mais pour moi, demander est un supplice, mon coeur balance, mais je vais la voir, une fois, deux fois, après, je sens bien que je l'ennuie. quelque fois, j'arrive à noter les devoirs, c'est quand il n'y en a pas beaucoup.
L'école, c'est dur, les notes sont mauvaises, pourtant, je voudrais bien faire, je voudrais faire plaisir à papa pour qu'il m'aime aussi.

L'autre jour, elle m'a dit "pas cap. de te coucher sur la route" moi, je suis toujours cap. Et je me suis allongée dans la rue, je sais bien qu'il n'y a pas beaucoup de voitures, la voisine est arrivée, et hop, une fessée ! j'ai beau dire que c'est elle qui a voulu, les parents ne veulent jamais me croire

Ma maman va avoir un bébé, on est contentes, ma petite soeur Monique va en vacances chez grand-mère Jane à Sarrebourg, nous, on est en pension à la Doctrine, on dort à l'infirmerie.

Un jeudi ou il n'y a pas de classe, on nous emmène en promenade au Jard, on passe tout près de notre maison, devant la porte, il y a la voiture noire de la sage femme, je dis fort à ma soeur :" le bébé doit être arrivé! regarde, la voiture de la sage femme" ET VLAN! ! ! Je viens de me prendre une gifle qui me brûle la joue et l'oreille !
Qu'est ce que j'ai dit,? qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis heureuse parce que nous avons un nouveau bébé.
Je crois comprendre qu'on ne dit pas quand on est heureux . . .Alors je pleure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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maintenant, j'ai 8 ans

- C'est mon anniversaire. J'ai 8 ans.
Je suis un peu triste, frustrée plutôt, je me rends compte que je ne suis pas la reine de la fête comme ma soeur, c'est le jour de la fête des mères. Le 30 mai. Mon anniversaire tombe toujours le jour de la fête des mères. j'ai mes cadeaux (une vache qui donne du lait quand on bouge sa queue, et un petit jeu flipper en plastique aussi ) je souffle mes bougies, mais après, on fait la fête pour maman, et c'est elle qui est la Reine. Pas drôle !

- Papa nous annonce une grande nouvelle, nous allons habiter dans la maison neuve, au Vert Bois, la maison ou les parents auront leur chambre, ou je ne dormirai plus avec elle, ou il y a des wc à la maison, et même une baignoire ! super !

- Les parents de Mylène aussi vont changer de maison, ils iront l'habiter aussi pendant les vacances, et Mylène en rentrant de chez son oncle.

Mylène n'ira jamais habiter la grande maison. Jamais. Jamais plus.

Ils ont eu un accident, elle est morte. Elle est morte. Elle est morte. Elle est morte

Je vais avec mes parents la voir dans leur ancienne maison, elle est toute blanche, elle ne bouge plus, elle a un casque en plâtre parce que sa tête est toute cassée.
Ils ont voulu que je la voie, pour que je comprenne que je ne la verrai plus, son papa me prends dans ses bras, il pleure, moi, je ne dit rien, je la regarde, je pleurerai dans mon lit, le soir. Souvent.

J'ai perdu mon soleil, j'ai une petite photo que maman m'a laissée, c'est une image qui dit qu'elle est morte,"dans sa neuvième année" cela me turlupine longtemps, on n'a que 8 ans ?
Le changement de maison va m'aider un peu, mais il ne fait pas tout.

- Encore une autre école, d'autres filles idiotes, toujours les mêmes réflexions, les mêmes soucis, les mêmes oublis, les mêmes punitions, les mêmes roustes, les mêmes douleurs aux mains.

Mais comme je suis plus grande, c'est plus fort.
Et comme je suis plus grande, je me rends mieux compte.

Des bêtises, je les collectionne ! en face de la maison, de l'autre coté de ce qui sera un jour la rue, (chemin de gadoue tout mou qui avale les pieds) il y a un petit champ, et un petit bois, un terrain de jeux super !
Il y a aussi un poteau électrique, mais pas comme les autres en bois, celui là est en béton, avec des escaliers, moi qui aime grimper, facile ! Je commence donc mon escalade, c'est génial, je vois loin, tous les gens sont à leurs fenêtre, même ceux des HLM.
J'entends papa qui m'appelle, gentiment, (pas normal) il dit : "viens chercher un bonbon" je descends, à l'arrivée, il me donnes un bonbon et une volée dont je me souviendrai toute ma vie, elle est à la hauteur de la trouille que je leur ai donnée. si les enfants n'ont pas le sens du danger, les adultes sont idiots de faire des poteaux dangereux qu'une petite bonne femme peut escalader en toute facilité.

Désormais, je me contente de grimper sur les arbres, j'ai de nombreux copains, tous de la rue, on est la bande des castors, contre la bande des HLM, en face.
C'est moi qui grimpe le plus haut, normal, je suis la plus légère, je suis élue "vigie" ouaoooohhhh. mais j'ai des problèmes pour redescendre en parachute, les branches sont pourtant souples, mais je suis trop légère, mais mon copain James m'aide, à 2 ça va.

Je joue beaucoup avec eux, nous sommes 5 ou 6, nos mamans peuvent nous surveiller depuis la fenêtre.
maman m'a fait des vêtements que ne craignent pas, (un bloomer) c'est comme un short, froncé à la taille et aux cuisses, elle fait cela dans un tissus pas cher, et on ne se fait pas disputer si on l'abîme, c'est fait pour cela. Elle en fait pour mes 2 petites soeurs et pour moi.

Évidemment, je suis la seule fille, alors Elle se moque de moi.
A l'école, je m'ennuie, les filles et les garçons ne sont pas dans la même école, je  vois mes copains par le grillage.
Les plus grandes filles sont en grappe après le grillage pour voir les garçons.

- Maman pleure, Je n'aime plus grand-mère Hélène !
Maman pleure parce que sa maman est morte. Je suis très triste, je ne peut rien faire, alors je n'aime plus ma grand-mère, c'est elle qui fait pleurer maman.
Je ne suis pas allée souvent à Mirecourt chez mes grands-parents, je suis trop fatiguante pour grand-mère Hélène, je cours trop, trop vite, trop loin.
Pourtant, j'aime bien Mirecourt, on va au verger du haut de Chaumont, pour y ramasser des quetsches et des mirabelles, c'est boooonnn.
Nous allons aussi chez une amie de grand-mère, c'est chez Lotte. Pour y aller il faut traverser la petite  passerelle au dessus du Madon, il y a des jours ou le ruisseau arrive au bord et il n'y a pas de barrière. j'ai la trouille, j'ai peur de tomber dans l'eau, j'ai l'impression que la passerelle est minuscule.


Lui, il est archetier, j'aime son jardin, tout est bien rangé, en ligne, comme celui de grand-père André. les légumes sont comme au défilé, avec des tuteurs en bois de "pernanbouck" c'est avec ça qu'on fait les archets, et du crin de cheval.
J'ai peur de leur Françoise, on dirait qu'elle est folle. Quand elle nous court après, elle passe au travers des haies, on dirait qu'elle n'a pas mal, moi j'ai vraiment la trouille et ma soeur aussi.

Mon Grand-père André est contremaître luthier à l'usine Laberte. j'aime aller le chercher à la sortie, le soir. J'aime les odeurs du bois de la colle et du vernis. Le vernis, maintenant, c'est LUI. Le vernis d'un violon, c'est un secret, et Monsieur Laberte à donné la formule à grand père, pour qu'il puisse continuer l'usine et les violons quand lui sera mort.
A côté de la maison, il y a les hangars ou sèche le bois pour l'usine, c'est amusant d'aller jouer dedans, ça sent bon, on peut grimper et à l'intérieur, c'est comme une cabane.
Plus loin, il y a un tas de sciure énorme comme une maison, on joue à se cacher dedans, papa dit que c'est dangereux, mais Elle dit que non. Quand on revient, grand-mère Hélène crie, "André viens vite, elles sont encore aller chercher des puces".
Alors là, c'est super, grand-père fait chauffer de l'eau à la buanderie, et il nous fait prendre le bain dans les bacs en pierre pour laver le linge.
On n'ira plus.

Un peu plus tard, grand_père André s'est remarié avec "mamie Yvonne", ils en font des histoires les grands, enfin Tonton Pierre et Tante Henriette, ils ne veulent pas ! Pourtant, elle est gentille mamie Yvonne. Et elle fait des choses merveilleuses, elle brode, c'est super beau !

- Dans ma classe, je suis au fond, la maîtresse me fait revenir devant, je ne vois pas le tableau, c'est pour cela que je ne peux pas copier ce qui est écrit. Je dois porter des lunettes.

Je viens d'aller chercher mes lunettes avec mes parents, au retour, je lis tous les panneaux publicitaires, à toute vitesse, il y en a tellement, je n'en avait jamais tant vu. Papa me dit, "je ne savais pas que tu savais si bien lire" ! je manque de répartie et lui rétorque que je ne savais pas qu'il y avait tant de choses écrites sur les murs.
Je suis frustrée, ce n'était pas ce que je voulais lui dire, je suis lente à la répartie, ce qui me fais dire des sottises ou des choses sans intérêt. Je suis sans intérêt.
Ma grand-mère Jane le sait, elle, que je sais lire, à mon dernier Noël (parce que maintenant, on fête Noël, avant, on  fêtait  St Nicolas) j'ai eu 3 livres de bibliothèque, je les ai tous lus.

Je prends conscience de la difficulté que j'ai pour manger, enfin, pour prendre les couverts. Je passe ma fourchette et mon couteau d'une main à l'autre, encore et encore, droite, gauche,  je ne sais pas laquelle je dois prendre, maman me regarde et baisse ses yeux tristes papa me regarde d'un air très sérieux.

Il ne faut surtout pas qu'il y ait une dispute, un éclat de voix, sinon, mes mains sont paralysées.
Je ne peux plus manger. Et comme je suis grande, je dois bien me tenir, sinon, c'est un coup de manche de couteau sur les doigts (pauvres doigts), ou un coup de fourchette piqué sur les coudes qui traînent.

A l'école, je suis trop lente pour les dictées, je n'en fait que la moitié, je n'ai pas le temps non plus de faire les problèmes, mais le calcul mental, super ! je suis bonne en rédaction,et quelque fois, la maîtresse la lit tout haut, je suis si fière de moi ! mais au final, ça ne fait toujours pas un bon carnet de notes.

à la maison, je ne sais pas pourquoi je me fais toujours disputer, souvent, le soir, papa m'envoie au lit sans souper. La nuit,  j'ai si mal au ventre, j'ai faim.
Quand il me tape, j'ai mal à la tête, ça tourne. J'entends maman qui crie "pas sur la tête, ne la frape pas sur la tête" cette phrase me résonne encore dans les oreilles.

- Cette année, nous allons en colonie de vacances, avec une cousine de Grand-mère Jane. Elle est religieuse avec le même costume que Ste Bernadette de Lourdes. Pour la colo, il faut aller au couvent à Nevers, et de là, on prends le bus pour aller à la colo en bretagne, à Fouesnant. On est au bord de la mer.
On couche dans des grands dortoirs, Elle est dans le même que moi, la cousine n'a pas voulu nous séparer ! dommage.
On joue bien sur la plage, mais je n'aime pas me baigner, l'eau est sale, tout près de là, ça sent très mauvais, la mono dit que ce sont les égouts, beurck ! ! !
Je suis souvent malade, la cousine ne connaît qu'un remède, la tisane, avec les fleurs de camomille, il faut manger les fleurs !
Je m'ennuie, tout ce que j'aime, on n'a pas le droit, tout ce qu'on doit faire, j'aime pas. J'ai maigris.
Je suis toute seule.

A la fin de la colo, les parents viennent nous chercher, je revis, on visite la bretagne, c'est beau, je mange de bon appétit, papa me dit "je te croyais malade". C'est cette année là que j'ai découvert le mouton de prés salé ; que c'est bon. Je suis si heureuse d'avoir retrouvé mes parent, je les aime.

La cousine dit que le climat ne me convient pas et la discipline non plus.
Au retour à la maison, on se rends compte que j'ai perdu pas mal de vêtements, papa est furax, Elle est aux anges.

- Maman a été très gravement malade, on a trouvé un nouveau médecin, le docteur Gensoul, c'est un homéopathe, il a guéri maman.
Ils m'ont emmené le voir, il m'a donné des médicaments pour ne plus être méchante, (c'est ainsi que papa me l'a annoncé).
Papa, lui, il a trouvé un nouveau truc, à cause des lunettes, il dit que comme ça on ne les cassera plus, et il ne se fera plus mal contre mes os.
IL dit "enlèves tes lunettes avec les 2 mains"  et comme ça, il peut taper sans casser les lunettes, et je ne peux plus mettre les coudes pour me protéger.
Je ne vais plus au lit sans souper, je suis "au pain sec et à l'eau" c'est mieux

Mais de toute façon, il y a bien longtemps que je ne suis plus là, je me suis inventée un monde à moi, là, on me respecte, on est gentil, personne ne crie, j'ai des amis et on m' AIME. Ce sont les héros de mes livres, je suis boulimique de lecture, difficile de me rassasier. Le club des Cinq, Fantômette, toute la comtesse de Ségur et bien d'autres, je lis sous les couvertures, à la lampe de poche !

J''ai découvert une façon de dessiner, dans ma bulle, je ferme un oeil, et avec mon index, je fais le contour de tous les objets que je vois : papa, une bouteille, un arbre. c'est amusant. Ca fait rire papa.
J'ai aussi découvert la sulture sur gruyère ! !
Avec mon couteau, je fais des formes, avec des coupes toutes minces, j'ai comencé par une boule, puis je me suis améliorée, je fais des animaux, papa se moque de moi en souriant, comme pour le dessin, je l'aime mon papa quand il est comme ça.

- Pendant toutes ces années, je fais du scoutisme, comme papa, et comme mes grands-parents. J'aime bien, on parle de respect, on fait des jeux, mon coté cartésien se repaît des "règles strictes" de cette vie, de cette société. Bien entendu, au début, elle est là, elle a 2 ans de plus que moi, mais la cheftaine est sympa, je suis assez tranquille.
On fait de grandes sorties, de grands jeux, je sais faire des messages pour les jeux de piste, ma spécialité : les messages à l'envers, il faut un miroir pour les déchiffrer, facile, je suis gauchère, et si j'écris comme le veut mon Corp, j'écris de droite à gauche  et tout est à l'envers, il faut lire dans un miroir.
Quand on rentre au local, je suis très fatiguée, mais il reste encore 5 km à faire pour rentrer à la maison, au vert bois.

- L'été on va camper, pas loin pour les petites, on va à St Bon, on campe dans la prairie, le matin, il arrive que les vaches soient là, il y en a une qui à léché une tente, une autre qui a mangé du linge qui séchait ! une autre qui a fait une bouse juste devant l'entrée d'une tente, il y a une justice ! devinez qui a mis le pied dedans !
Monsieur Rolland à fait rentrer les vaches. Pendant les promenades, on voit souvent le fils de M. Rolland qui fait les moissons, sur un énorme engin, c'est un beau blond, les grandes ne peuvent plus en décoller, elles sont dingues avec leurs histoires de garçons.
L'autre soir, il faisait si mauvis que Monsieur Rolland a dit qu'il fallait nous faire dormir dans la paille, le monsieur nous a ouvert des bottes de paille ou de foin pour faire des lits, ça sent bon.

- Cette année, de nouveau la colo, mais papa a décidé que je n'irais pas en bretagne, je vais au sud de la haute marne, Aprey. Elle retourne à Fouesnant.
Papa m'a proposé un pacte. Pour que je ne perde plus mes affaires, on a fait l'inventaire de ma valise, au retour, il me donne 1 centime pour chaque chose que je rapporte, et moi je lui donne 1 centime pour chaque chose perdue. Super non ?
Cette colo, c'est génial, il y a un parc, avec des arbres, et j'ai une copine qui aime grimper autant que moi, on passe la moitié de la colo dans les arbres, les mono sont sympa, ils savent ou nous somment, ils viennent nous chercher quand c'est l'heure.
On fait des grandes ballades, des visites, nous sommes allés à Dijon, on avait le choix pour la visite, la fabrique de moutarde, ou la fabrique de chocolat.
J'ai choisi la moutarde, c'était super, ça pique un peu les yeux, mais ça sent bon, on a goûté, la moutarde douce, j'aime ça.

Ceux qui ont choisi le chocolat sont rentrés dégoûtés de l'odeur du chocolat chaud !

A la sieste, on n'est pas obligé de dormir, on se repose sans faire de bruit, on peut lire, alors je lis. On mange bien, on a le droit de ne pas aimer, on a toujours le choix,  pour tout.

Au retour, maman dit que j'ai bonne mine, je suis gaie, pendant un mois, rien n'a pesé sur mes épaules. Maintenant, papa va vérifier le contenu de ma valise ... Il est furieux avec un grand sourire, je l'aime quand il est comme ça, plein d'humour, je l'aime quand je lui fait plaisir.
J'ai rapporté plus de linge que je n'en avais emporté ! ça lui a coûté des sous ! "tu vois quand tu veux"

 

- En ville, on n'a pas intérêt à faire des sottises, tout le monde nous connaît, les gens disent aux parents qu'ils nous ont vues ici ou là, papa dit qu'on est connu comme le loup blanc !

Maman travaille avec papa au magasin, et quand on rentre de l'école, il faut s'occuper des petites soeurs. Donc, JE m'occupe des petites soeurs, Elle ne rentre que juste avant les parents pour faire ses devoirs, ce qui fait que je n'ai pas le temps de faire les miens, rien à dire, de toute façon, c'est de ma faute.

 

A l'école, je suis toujours la 4 zieux, la Ptit' Catich' celle qui a toujours de mauvaises notes. Ma soeur est en tête de la foule de harpies.
Un jour, le bulletin de note ne me convenait pas, j'ai donné un coup de langue dessus ! ! !
J'aurais mieux fait de m'abstenir d'exprimer mon avis, cela va me coller à la peau pendant longtemps.

A la maison, on a le droit de parler pendant le repas du soir, on parle de ce qui interresse tout le monde.
Un soir, ELLE essaie de lire le nom du médicament que pend maman, elle essaie 2 syllabes, se trompe et recommence X fois ; m'énerve, je lui prends le flacon des mains, je regarde, et d'un seul élan, je cite le "dihydroexotamine" écrit sur l'étiquette.
Papa me regarde surpris, se lève et va chercher d'autres médicaments, tous avec des noms bizarres, et je les lis tous aussi facilement. cela la fait pleurer, c'est à moi que papa s'interresse, pour moi, je ne comprends pas pourquoi, il n'y a rien de surprenant, je lis nuit et jour, le plus possible, et j'ai une bonne mémoire. Elle m'en veut, je crois que je vis le payer.

- Madame Joli, ma maîtresse, je ne peux pas la sentir! elle est méchante. Elle a des taches marron sur les bras et sur le visage. Elle ne m'aime pas, elle me punit pour un rien, quand je vais en classe, j'ai une boule dans la poitrine.
L'année à été mauvaise, je dois redoubler mon CM1.
Je ne peux pas retenir mes larmes, je sanglote, je dis à maman que ce ne sera pas possible, qu'elle me fera mourir.
Maman a raconté à papa, et il se moque de moi, je me sens humiliée de la façon dont il me traite. Maman me dit : tu n'a qu'une solution, réussir !
Pas de chance, je donne un bon coup de collier l'année suivante, mais Madame Joli à sa fille dans sa classe, et elle sait les devoirs à l'avance. Comme je ne fais pas partie de la bande (aucune bande, je n'ai pas d'amie) je n'ai pas les réponses, mais c'est l'injustice flagrante qui me déprime.
Je réussi cette année là, et je passe en CM2 !

Madame Joli aussi, sa fille aussi !

- Je ne sais pas broder, et il faut faire un petit naperon pour la fête des mères, de toute façon, je ne sais rien faire de mes dix doigts !
Elle me dit que je suis méchante et que je n'aime pas ma maman, sinon, je le ferais ce naperon.
Je pleure, elle a dit ça devant toute la classe, et elles se moquent toutes de moi encore une fois. Je l'aime ma maman, ça n'a rien à voir avec le naperon, elle est méchante la maîtresse.
Dimanche, nous allons à Mirecourt, voir grand-père André et mamie Yvonne, je n'aime pas le voyage, je suis malade en voiture, et papa râle parceque ça commence au premier virage, au bout de la rue.
Une voiture, ça sent mauvais, et puis les cigarettes aussi, j'ai mal au coeur, c'est pas vrai, je ne fais pas exprès.
Aujourd'hui, j'ai emporté mon naperon avec tout ce qu'il faut, (je vais expliquer à Mamie Yvonne, elle, elle garde les secrets)
Quand je lui ai raconté ce que la maîtresse avait dit devant tout le monde, elle était furieuse. Elle m'a montré comment faire de la broderie, c'est son métier, elle brode pour l'Elisée. (c'est quoi ? ) elle m'explique que le châle qu'elle est en train de broder est en soie et qu'elle brode avec des fils d'or et d'argent.
Ce châle est pour la femme du SHA d'IRAN qui va bientôt venir en France.
Tout en papotant et en me montrant à broder, HO, elle a terminé mon naperon !
A l'école, j'ai montré mon naperoon à la maîtresse, elle était verte, avec les lèvres pincées, comme quand elle n'est pas contente.
La fête des mères, c'est à la fin de la semaine, en même temps que mon aniversaire, encore.

- Je commence à comprendre que ma soeur me mène par le bout du nez. Qu'elle me rabaisse pour me faire disputer, elle invente des choses sur moi, dit des mensonges, m'accuse à sa place. Je ne peux pas y échapper puisque personne ne me croit.

A la fin de son CM2, elle a passé un examen d'entrée en 6°, elle est admise, papa est très fier. (il y avait aussi des tests à passer, elle ne les a pas réussis).
Elle me raconte son lycée, les garçons (beaucoup, les garçons), les cours, la Mésopotamie, la Macédoine.
Je l'envie.

- J'aime quand mon oncle vient de Nancy avec Tante Henriette et mon cousin Michel. Mon cousin, je n'ai pas beaucoup le droit de jouer avec lui, elle ne veut pas. mais tonton Pierre s'occupe de moi, il est le seul à comprendre que ma main gauche me fait souffrir jusque dans la tête.
Il m'explique que les musiciens comme lui se servent des 2 mains de la même façon, il me fait jouer au ballon avec mes 2 mains, il est très gentil. Il a bien vu que je ne savais plus tenir mes couverts, ils en ont peut-être parlé, mais papa ne change jamais d'avis.

- Elle a raté sa 6°
Bien fait, elle ne pensait qu'aux garçons! Elle s'est fait virer, elle est revenue à l'école Brossolette en cours fin d'étude, pour préparer son certificat d'étude.

Quand elle passe son certificat d'étude, avec François, le fils de Raoul, l'ami de papa, moi, je passe les tests psychotechniques pour l'entrée en 6°.

Reçue aux tests haut la main, et pas d'examen d'entrée en 6° !

Papa me dit que je n'irai pas au lycée. Pourquoi ? Pourquoi ?

J'ai pleuré tout l'été, je ne comprends pas pourquoi, je lui dit que je veux apprendre la Macédoine, la Mésopotamie, l'Egypte.
J'ai enfin sa réponse : NON ! J'ai déjà eu un affront, je n'en veux pas un deuxième !

Et voilà, je paie encore pour elle, l'humiliation est pour moi, je ne suis qu'une moins que rien.

 

 

 

Posté par ackerbady à 17:10 - - Commentaires [5] - Permalien [#]